Pas un programme à apprendre par cœur. Chaque terme est introduit, démontré et pratiqué en cours — sur graphique, en live. L’aide-mémoire reste à portée pour relire une définition au calme.
Mécanique des marchés.
Avant toute méthode : comment un marché fonctionne vraiment. Qui pose les prix, qui les fait bouger — et ce que coûte le simple fait d’entrer et de sortir.
Le carnet & l’exécution
Carnet d’ordres
Depth of Market · DOM
La file d’attente des ordres, en direct. Tous les ordres limités en attente, empilés par prix : vendeurs au-dessus (ask), acheteurs en dessous (bid). Il révèle la liquidité disponible — mais reste surtout du bruit : un ordre affiché peut s’évaporer avant d’être touché.
Bid / Ask
Meilleur acheteur / meilleur vendeur
Les deux meilleurs prix de l’instant. Le bid est le prix le plus haut qu’un acheteur propose ; l’ask le prix le plus bas qu’un vendeur accepte. On achète à l’ask, on vend au bid — jamais l’inverse.
Spread
L’écart bid-ask
Le péage de l’immédiateté. La distance entre le bid et l’ask. Étroit sur un marché liquide, large sur un marché peu traité. C’est un coût caché : entrer puis ressortir aussitôt vous fait déjà perdre le spread.
Slippage
Dérapage
Le prix promis n’est pas le prix servi. Écart entre le prix espéré et le prix réellement obtenu sur un ordre au marché, quand la liquidité au meilleur niveau ne suffit pas et que l’ordre « mange » les niveaux suivants. Pire en faible liquidité et en pleine volatilité.
Ordre au marché
Market order
Exécution tout de suite, prix non garanti. Achète ou vend immédiatement au meilleur prix disponible. On est certain d’être exécuté — mais l’ordre consomme la liquidité et encaisse le spread et le slippage.
Ordre limité
Limit order
Prix garanti, exécution non garantie. Achète (ou vend) uniquement à un prix fixé ou meilleur. Il fournit la liquidité et évite le slippage — mais peut ne jamais être touché si le prix ne vient pas le chercher.
Ordre stop
Stop order
Un ordre qui dort jusqu’à un seuil. Inactif tant que le prix n’a pas franchi un niveau déclencheur ; il se transforme alors en ordre au marché. Sert à couper une perte (stop-loss) ou à entrer sur cassure.
Position, levier & marge
Long & Short
Acheter / vendre à découvert
Parier à la hausse, ou à la baisse. Être long, c’est acheter en espérant que ça monte. Être short, c’est vendre un actif emprunté pour le racheter moins cher : on gagne quand ça baisse — mais la perte, elle, est potentiellement illimitée.
Position
Exposition ouverte
Votre pari en cours. L’exposition détenue sur un actif, longue ou courte, tant qu’elle n’est pas clôturée. Sa taille décide de combien un mouvement de prix vous fait gagner — ou perdre.
Levier
Leverage
Trader plus gros que son capital. Emprunter pour multiplier l’exposition : à 10×, 1 000 € en contrôlent 10 000. Les gains sont multipliés… et les pertes aussi. Un petit mouvement adverse peut effacer toute la marge.
Marge
Margin
La caution bloquée. Le capital immobilisé en garantie pour tenir une position à effet de levier. Si la position perd et que la marge devient insuffisante, le courtier réclame des fonds — ou solde d’office.
Appel de marge
Margin call
« Remettez au pot, ou je solde. » Quand les pertes rongent la marge sous le seuil exigé, le courtier réclame des fonds supplémentaires. Faute de quoi il clôture la position de force — souvent au pire moment.
Liquidation forcée
Forced liquidation
La position fermée sans votre accord. Le courtier solde d’office une position à levier dont la marge est épuisée. En crypto, ces liquidations en chaîne s’auto-alimentent et provoquent des mèches violentes — une cascade.
Lire le prix.
La grammaire du mouvement, indépendamment de la méthode Wyckoff — ces termes décrivent ce que le prix fait au quotidien.
ATH
All-Time High
Plus haut historique d’un actif. Niveau psychologique fort.
Axis Line
—
Niveau de prix qui sert alternativement de support et de résistance. Les prix tournent autour de ces axes ; chaque cassure inverse le rôle.
CHoCH
Change of Character
Le marché change de caractère. La première cassure de structure à contre-tendance : après une série de plus-hauts, le prix casse un plus-bas (ou l’inverse), et la tendance cède au range. À distinguer du BOS, qui prolonge la tendance. En lecture Wyckoff, c’est le rebond automatique (AR) qui brise le rythme ; la cassure du range (SOS / SOW) vient ensuite.
Flat
Sweep · flush · stop hunt
Un balayage de liquidité. Une mèche violente qui franchit un niveau évident — au-dessus d’un sommet, sous un plancher — pour déclencher les stops qui y dorment, puis revient aussitôt : le mouvement est intégralement retracé. Fréquent sur les petits actifs (pump and dump). Proche du shakeout et de la fausse cassure.
HH
Higher High
Sommet plus haut que le précédent. Marqueur d’une tendance haussière.
HL
Higher Low
Creux plus haut que le précédent. Couplé à HH = tendance haussière confirmée.
LH
Lower High
Sommet plus bas que le précédent. Marqueur d’une tendance baissière.
Liquidité
Aimants à prix
Là où dorment les ordres en attente. Anciens sommets, anciens creux, sous les stops : des zones bourrées d’ordres que le prix vient chercher. Les gros opérateurs y trouvent la contrepartie pour ouvrir comme pour solder — d’où les objectifs de take-profit.
LL
Lower Low
Creux plus bas que le précédent. Couplé à LH = tendance baissière confirmée.
PA
Price Action
Lecture directe du mouvement du prix, sans intermédiaire indicateur.
Range
Zone de latéralisation
Phase de consolidation entre un support et une résistance, après l’épuisement d’une tendance. C’est dans le range que se construit la cause (accumulation ou distribution) qui déclenchera le prochain mouvement tendanciel.
SOT
Shortening of the Thrust
Raccourcissement progressif des impulsions dans le sens de la tendance. Signal de perte de momentum. Trois impulsions minimum pour identifier un SOT fiable.
Niveaux, zones & price action
Support
Le plancher de la demande
Le plancher où la demande reprend la main. Un niveau où les acheteurs sont assez nombreux pour stopper la baisse et faire rebondir le prix. Plus il est testé sans céder, plus il compte — mais chaque test l’use un peu.
Résistance
Le plafond de l’offre
Le plafond où l’offre reprend la main. Le niveau où les vendeurs stoppent la hausse et font refluer le prix. Symétrique du support — et une fois cassé, il se retourne souvent en support : c’est la polarité.
Order block
Order block
Là où l’impulsion a démarré. En lecture moderne (Smart Money Concepts), la dernière bougie de couleur opposée avant le mouvement — la zone d’où les gros ordres ont propulsé le prix. Le marché y revient souvent « se recharger » avant de repartir.
FVG
Fair Value Gap · vide de prix
Le vide laissé par un mouvement trop rapide. Un trou de prix, sur trois bougies, où le marché a sauté sans vraiment s’échanger (à distinguer de l’imbalance d’empreinte, qui mesure un flux). Le marché tend à revenir « combler » ce vide avant de poursuivre — un aimant à court terme.
BOS
Break of Structure
La cassure qui confirme la tendance. Le prix dépasse le dernier sommet (ou creux) de la structure, prolongeant la tendance en place. À distinguer du CHoCH, qui signale lui un changement de caractère.
Swing
Point pivot · sommet ou creux
Un sommet ou un creux local. Le point où le prix se retourne et laisse une trace. Les swing highs et swing lows dessinent la structure (HH, HL, LH, LL) sur laquelle se lit la tendance.
Cassure
Breakout
Le franchissement d’un niveau clé. Le prix sort d’un support, d’une résistance ou d’un range, souvent avec un regain de volume. Vraie cassure ou piège (fausse cassure) ? Le volume et le retest tranchent.
Pullback
Repli · retest
Le retour avant de repartir. Après une cassure, le prix revient tester le niveau franchi, désormais inversé (par polarité). L’entrée à moindre risque, une fois la direction confirmée. Au sens strict, le pullback suit la cassure d’un support ; son pendant haussier est le throwback.
Polarité
Inversion de rôle d’un niveau
Un niveau cassé change de camp. Une résistance franchie devient un support ; un support enfoncé devient une résistance. Le prix garde la mémoire de ses niveaux : le plafond d’hier sert de plancher demain. C’est ce qui fait tenir un retest.
Fausse cassure
Bull trap · bear trap
Le faux départ qui piège. Le prix franchit un niveau… puis y revient aussitôt : la cassure n’a pas tenu. Au-dessus d’une résistance, c’est un bull trap ; sous un support, un bear trap. Souvent un balayage des stops avant le vrai mouvement, en sens inverse.
Throwback
Retest après cassure haussière
Le retest d’une résistance franchie. Après avoir cassé une résistance, le prix revient souvent la « toucher » par le dessus — devenue support — avant de repartir. Le miroir haussier du pullback, et une belle seconde chance d’entrer.
Figures & chartisme.
Le marché dessine les mêmes formes parce que la peur et l’espoir se répètent. Reconnaître la figure, c’est lire l’intention de la foule — et anticiper sa sortie.
Théorie & outils
Théorie de Dow
Les fondations du chartisme
L’ancêtre de l’analyse technique. Les principes de Charles Dow : le prix escompte tout, le marché évolue en trois tendances emboîtées (primaire, secondaire, mineure), et une tendance dure tant qu’elle n’est pas clairement renversée. Tout le chartisme en découle.
Ligne de tendance
Trendline
Le rail de la tendance. Droite reliant au moins deux creux ascendants (support haussier) ou deux sommets descendants. Plus elle est touchée sans casser, plus elle compte. Sa cassure signale souvent un essoufflement de la tendance, parfois son retournement.
Canal
Channel
Deux rails parallèles. Une ligne de tendance doublée d’une parallèle de l’autre côté du prix, qui oscille entre les deux. On achète bas dans le canal, on vend haut — jusqu’à la cassure d’une borne.
Objectif de cours
Measured move · la balançoire
Jusqu’où peut aller le prix. La plupart des figures se mesurent pareil : on reporte leur hauteur de l’autre côté de la cassure, comme une balançoire. On obtient un objectif minimal théorique — souvent atteint, parfois dépassé — qui rend le rapport gain/risque calculable.
Continuation
Rectangle
Range · consolidation
Une pause horizontale. Le prix oscille entre un support et une résistance plats. Indécision : la cassure d’un côté, avec volume, donne la direction — souvent, mais pas toujours, celle de la tendance qui précédait.
Triangle ascendant
Ascending triangle
La pression monte. Résistance plate + creux de plus en plus hauts : les acheteurs paient toujours plus cher contre un plafond fixe. Biais haussier — la cassure du plafond libère le mouvement.
Triangle descendant
Descending triangle
La pression descend. Support plat + sommets de plus en plus bas : les vendeurs cèdent toujours moins cher sur un plancher fixe. Biais baissier — la cassure du plancher accélère la chute.
Triangle symétrique
Symmetrical triangle
Le ressort qui se comprime. Sommets descendants et creux ascendants convergent : la volatilité se tasse avant la sortie. Neutre par nature : la cassure donne le signal, le plus souvent dans le sens de la tendance.
Drapeau
Flag · continuation
Une respiration dans l’élan. Après un mouvement vertical (le mât), un petit canal incliné à contre-sens — une prise de bénéfices ordonnée. Figure de continuation : le prix repart en général dans le sens du mât.
Fanion
Pennant · continuation
Le drapeau, en pointe. Après un mât vertical, une petite consolidation en triangle symétrique. Comme le drapeau, c’est une pause : la sortie prolonge en général le mouvement initial.
Tasse-anse
Cup & handle
Un grand U, puis une petite anse. Une base arrondie (la tasse) suivie d’un léger repli (l’anse) : l’offre s’épuise en douceur. Figure de continuation haussière — la cassure du rebord lance le mouvement.
Retournement
Double sommet
Double top · M
Deux échecs au même plafond. Le prix bute deux fois sur la même résistance et retombe : les acheteurs ont épuisé leur force. La cassure du creux intermédiaire — la ligne de cou — confirme le retournement baissier.
Double creux
Double bottom · W
Deux rebonds sur le même plancher. Le prix teste deux fois le même support et remonte : les vendeurs s’épuisent. La cassure du sommet intermédiaire confirme le retournement haussier. Le miroir du double sommet.
Triple sommet
Triple top
Trois échecs au même plafond. Le double sommet avec un test de plus : le prix bute trois fois sur la même résistance. Plus rare, mais d’autant plus fiable. La cassure du support sous les trois sommets confirme le retournement baissier.
Triple creux
Triple bottom
Le miroir du triple sommet. Trois rebonds sur le même plancher : les vendeurs échouent trois fois à l’enfoncer. La cassure de la résistance au-dessus des creux confirme le retournement haussier. Plus rare que le double creux : un plancher éprouvé trois fois.
Tête-épaules
Head & shoulders
Trois sommets, le central plus haut. Épaule, tête, épaule : un pic plus haut entouré de deux moins hauts. La cassure de la ligne de cou (joignant les creux) signale un retournement baissier majeur — l’une des figures les plus fiables.
Tête-épaules inversée
Inverse H&S
La tête-épaules à l’envers. Trois creux, le central plus bas : retournement haussier après une baisse. La cassure de la ligne de cou, au-dessus, confirme le signal. Même fiabilité que sa version classique.
Biseau ascendant
Rising wedge
Une montée qui s’essouffle. Deux droites montantes qui convergent : le prix monte encore, mais de moins en moins fort. Piège classique — la sortie se fait le plus souvent par le bas. Biais baissier malgré la pente.
Biseau descendant
Falling wedge
Une baisse qui s’épuise. Deux droites descendantes qui convergent : la chute ralentit. Le miroir du biseau ascendant — la sortie se fait en général par le haut. Biais haussier malgré la pente.
Élargissement
Broadening · mégaphone
Le mégaphone de la panique. Sommets plus hauts et creux plus bas : les bornes s’écartent au lieu de converger. Volatilité croissante, marché ingérable — souvent un signe de sommet, rare et difficile à trader.
Diamant
Diamond
Un élargissement qui se referme. Le prix s’écarte (mégaphone) puis se resserre (triangle) : la silhouette d’un losange. Figure de retournement, surtout en sommet de marché après une forte hausse.
V de retournement
V-reversal · spike
Le demi-tour brutal. Une chute (ou une hausse) verticale suivie d’un rebond tout aussi vif, sans phase de transition. Imprévisible, sans figure annonciatrice — souvent déclenché par une nouvelle ou une capitulation.
Arrondi
Rounding · soucoupe / dôme
Un basculement lent et arrondi. Le prix décrit un grand arc, sans rupture brutale : la tendance s’essouffle, s’aplatit, puis repart en douceur. En creux (soucoupe), il accompagne une accumulation ; en sommet (dôme), une distribution. Une figure de patience, aux mouvements souvent amples.
Gaps
Gap
Fenêtre · trou de cotation
Un trou dans la cotation. Un saut de prix sans échange entre deux séances. Trois types : de rupture (lance une tendance, fort volume), de continuation (à mi-parcours, mesure l’objectif), d’épuisement (en fin de mouvement, vite comblé).
Île de renversement
Island reversal
Une île isolée par deux trous. Un gap à la hausse puis, quelques séances plus tard, un gap à la baisse au même niveau (ou l’inverse) : un groupe de bougies « isolé ». Retournement fiable, signe d’un basculement net du sentiment.
Chandeliers japonais
Doji
L’indécision
La bougie qui hésite. Ouverture = clôture : une bougie sans corps, ou presque, où acheteurs et vendeurs se neutralisent. Signal d’indécision ; à un sommet ou un creux marqué, il annonce souvent l’essoufflement de la tendance.
Marteau
Hammer · rejet du bas
Le rejet du bas. Petit corps en haut, longue mèche basse : le prix a plongé puis a été violemment racheté. Au bas d’une baisse, c’est un signal de retournement haussier — les acheteurs ont repris la main.
Pendu
Hanging man
Le marteau qui inquiète. Même forme que le marteau — petit corps haut, longue mèche basse — mais au sommet d’une hausse. Il trahit une première vague de ventes : signal de retournement baissier, à confirmer.
Avalement
Engulfing
Une bougie en gobe une autre. Un grand corps qui engloutit entièrement le corps précédent, de couleur opposée. Avalement haussier (vert sur rouge) en bas, baissier (rouge sur vert) en haut : bascule nette du rapport de force.
Étoile filante
Shooting star
Le rejet du haut. Petit corps en bas, longue mèche haute : le prix a grimpé puis a été repoussé. Au sommet d’une hausse, c’est un signal de retournement baissier. Le miroir du marteau.
Pin bar
Rejet d’un niveau
La mèche tâte, le corps recule. Une bougie à longue mèche et petit corps : le prix a dépassé un niveau clé puis y a été repoussé dans la séance. Le côté de la mèche désigne le camp rejeté — signal de retournement local.
Méthode Wyckoff.
Les événements qui structurent une accumulation ou une distribution. L’enjeu n’est pas de tous les étiqueter — c’est de reconnaître la phase en cours.
Lois
Opérateur composite
Le Composite Man
Un seul cerveau derrière tous les gros ordres. Fiction utile de Wyckoff : agréger les mains fortes en un acteur unique qui accumule dans l’indifférence et distribue dans l’euphorie. Lire le marché, c’est suivre sa trace — pas le deviner.
Offre & Demande
Loi · #1
Le prix est le déséquilibre — rendu visible. Quand la demande l’emporte, ça monte ; l’inverse pour la baisse. Le volume mesure l’engagement, pas la direction — c’est le prix qui désigne le camp gagnant.
Cause & Effet
Loi · #2
Trois mois consolidés ne donnent pas trois jours de tendance. La largeur d’un range préfigure la hauteur du mouvement qui suit. Plus la cause s’étend, plus l’effet est ample.
Effort vs Résultat
Loi · #3
Quand le volume parle plus fort que le prix, écoute le volume. Volume et prix montent ensemble = harmonie, la tendance respire. Volume qui décline alors que le prix pousse encore = divergence, le carburant manque.
Point & Figure
Comptage · projection
La cause se mesure à l’horizontale. Comptage des colonnes de la congestion × valeur de la case = objectif de prix, reporté au-dessus du dernier point d’appui. La loi cause/effet en pratique — fondée sur la volatilité, jamais sur le temps.
Structures
Accumulation
Phase préparatoire haussière
Range où les opérateurs construisent une position longue après l’épuisement d’une tendance baissière. Phases A à E — du climax au markup. La cause se construit en phase B, le test en C (spring), la sortie en D-E.
Range qui apparaît au milieu d’une tendance haussière établie. Les opérateurs ajoutent à leurs positions avant la reprise du markup. Souvent confondue avec une distribution — la lecture des structures internes (spring vs UTAD) départage.
Miroir de l’accumulation après une tendance haussière. Les opérateurs déchargent leurs positions longues dans le range. UTAD en phase C, cassure baissière en D, markdown en E.
Les mains fortes avalent ce que les faibles lâchent. En phase B, l’opérateur composite absorbe l’offre flottante sans laisser le prix monter : ranges étroits sur fort volume, l’effort ne se voit pas dans le résultat. Quand il n’y a plus rien à absorber, la voie s’ouvre.
Offre flottante
Floating supply
Les titres encore à vendre, en mains faibles. Tant qu’il en reste, le prix peine à monter. L’opérateur composite la fait sortir — par les secousses et les tests — avant de lancer le mouvement. Offre épuisée = moindre résistance.
Moindre résistance
Path of least resistance
Le prix prend toujours le chemin le plus facile. Une fois l’offre absorbée et la cause construite, la résistance d’un côté cède : le marché s’élance dans cette direction. On vérifie d’abord que la voie est libre — par les tests — avant de suivre.
Phases A → E
Phase A
Stop de la tendance
PS, climax (SC ou BC), AR puis ST. Le marché épuise sa tendance précédente. Le climax marque le retournement, l’AR fixe l’autre borne du futur range.
Phase B
Cause
Construction du déséquilibre dans le range. Tests internes (UA, ST as SOW, mSOW) qui mesurent l’engagement des opérateurs. Plus la cause est longue, plus l’effet (D-E) sera ample.
Phase C
Test
Le shakeout final. Spring (accumulation) ou UTAD (distribution) — une fausse cassure qui piège les retardataires et confirme la dominance du camp opposé.
Phase D
Effet
Sortie du range. SOS (acc) ou SOW (dist) avec amplitude et volume. Backup / LPSY confirme par retest avant la continuation.
Phase E
Tendance
Markup (acc) ou markdown (dist). La cause construite en B se déploie en effet directionnel — la tendance reprend dans le sens opposé à la précédente.
Markup
Phase E haussière
Sortie du range vers le haut après une accumulation réussie. La cause construite en phase B se déploie en effet — le prix grimpe avec une série de higher highs et higher lows.
Markdown
Phase E baissière
Sortie du range vers le bas après une distribution réussie. La cause construite en phase B se déploie en effet — le prix chute avec une série de lower lows et lower highs.
Tendances
Vitesse
Pente de la tendance
Angle de progression. Pente abrupte = conviction forte mais soutenabilité douteuse. Pente douce = tendance graduelle, mieux respectée. Décélération = essoufflement, signal d’épuisement.
Portée
Distance entre sommets successifs
Distance verticale d’un sommet au suivant — l’amplitude de chaque nouvelle poussée. À surveiller à chaque HH : portée stable = tendance qui respire ; portée qui rétrécit = essoufflement (shortening of thrust).
Profondeur
Distance entre creux successifs
Distance verticale d’un creux au suivant — combien chaque nouveau support remonte par rapport au précédent. À surveiller à chaque HL : profondeur stable = tendance qui respire ; profondeur qui rétrécit = supports qui peinent à monter, momentum qui s’érode.
Vague
Weis Wave · analyse par vagues
Le marché avance par vagues, pas en ligne droite. On compare les vagues montantes et descendantes — durée, amplitude, et surtout volume cumulé (les Weis Waves). Une vague qui progresse sur moins de volume que la précédente trahit l’essoufflement.
Événements
AR
Automatic Rally / Reaction
Réaction mécanique après un climax (SC ou BC) qui établit l’autre borne du range.
BC
Buying Climax
Action parabolique qui marque la fin d’un mouvement haussier. Pendant inverse du SC, en distribution.
BU
Back Up
Dernier retest de l’ancienne résistance devenue support avant le mouvement tendanciel haussier. Phase D.
BUEC
Back Up to the Edge of the Creek
Le retour qui confirme la cassure. Après le franchissement du Creek (SOS), le prix revient effleurer le niveau cassé — devenu support — sur volume faible. C’est le dernier point d’appui (LPS) en phase D, et l’entrée préférée de Wyckoff.
Creek
La résistance du range
Le ruisseau à franchir. La résistance d’un range d’accumulation, tracée sur les sommets (le rebond automatique). Sa cassure haussière, avec aisance et volume, est le « saut par-dessus le ruisseau » — JAC, Jump Across the Creek — un signe de force (SOS).
Échec
Schéma raté
Quand un schéma Wyckoff ne se complète pas comme attendu (ex : après un spring, le prix doit pousser ; s’il retombe, c’est un échec). L’échec est aussi informatif que la réussite : il révèle la dominance de l’autre camp.
Exhaustion
Climax d’épuisement
Le mouvement s’éteint faute de carburant. Variante du climax sans pic de volume spectaculaire : le camp qui poussait disparaît peu à peu, le prix s’arrête de lui-même. On propose de la distinguer du climax classique — Selling / Buying Exhaustion.
ICE
Le support du range
La glace à briser. Le support d’un range de distribution, tracé sur les creux (la réaction automatique). Sa rupture baissière est un signe de faiblesse (SOW) ; le repli qui la confirme — la « chute à travers la glace », FTI — est le miroir du BUEC. Le niveau, lui, est l’inverse exact du Creek.
LPS
Last Point of Support
Dernier test avant le retest de la résistance, en phase D d’accumulation. Souvent le retest de la cassure.
LPSY
Last Point of Supply
Dernier rebond avant la continuation baissière, en phase D de distribution.
mSOS
minor Sign of Strength
Un test qui trahit la force, dans le range. Une poussée qui tient un moment au-dessus de la résistance avant de retomber : le pendant haussier du mSOW. Indice que les acheteurs prennent le dessus, en phase B.
mSOW
minor Sign of Weakness
Cassure temporaire du support en phase B d’une distribution. Équivalent du ST as SOW dans l’accumulation.
MSOS
Major Sign of Strength
La force, en grand. Un signe de force ample et décisif — large range, fort volume, clôture haute — qui confirme le contrôle des acheteurs à la cassure du range, en phase D. Le pendant haussier du MSOW.
MSOW
Major Sign of Weakness
Signe de faiblesse majeur en phase D : le mouvement baissier né après la phase C atteint le bas du range, confirmant la tendance baissière.
Ordinary
Secousse en tendance
La secousse, version pleine tendance. L’Ordinary Shakeout (en ré-accumulation) ou l’Ordinary Upthrust (en re-distribution) : le pendant du Spring ou de l’UTAD, mais au milieu d’un mouvement déjà établi et avec peu de préparation. Même piège, autre localisation — pour relancer la tendance.
PS
Preliminary Support
Première tentative (échouée) d’arrêter un mouvement baissier, au tout début d’une accumulation. Elle cède toujours et peut même être absente — mais c’est le premier indice que des acheteurs commencent à intervenir après une longue baisse.
PSY
Preliminary Supply
Première tentative (échouée) d’arrêter une tendance haussière. Pendant inverse du PS, en distribution.
SC
Selling Climax
Point culminant de la pression vendeuse qui marque la fin d’une tendance baissière. Établit la borne basse du range.
Shakeout
Secousse · Terminal Shakeout
La fausse cassure qui fait le plein de liquidité. Le terme générique de la secousse : une pénétration sous le support pour piéger les vendeurs avant la hausse. Le Spring en est la version légère (raffinement d’Evans) ; le Terminal Shakeout, la version profonde sur gros volume.
SOS
Sign of Strength
Signe de force : le prix casse la résistance du range avec volume et amplitude. Phase D d’accumulation.
SOW
Sign of Weakness
Signe de faiblesse. Le pendant du SOS, en distribution.
Spring
—
Shakeout baissier en phase C d’une accumulation : cassure des plus bas, puis réintégration. Après un spring, le prix doit immédiatement push. S’il ne le fait pas, c’est un échec.
ST
Secondary Test
Test du niveau établi par le climax. Marque la transition vers la phase B. Un ST en haut du range = force ; un ST qui colle au bas = faiblesse.
ST as SOW
Secondary Test as Sign of Weakness
Cassure temporaire du support suivie d’un retour dans le range. Test du minimum généré par le SC, en phase B d’accumulation.
Test
Vérification d’un niveau
Retour du prix sur un niveau (support, résistance, cassure) pour vérifier sa validité. Un test réussi = prix rebondit/respecte le niveau. Un test raté = cassure dans la zone, signal d’inversion.
UA
Upthrust Action
Cassure temporaire de la résistance suivie d’un retour dans le range. Test du maximum établi par l’AR, en phase B d’accumulation.
UT
Upthrust
Cassure temporaire de la résistance en phase B d’une distribution. Test du haut établi par le BC.
UTAD
Upthrust After Distribution
Shakeout haussier en phase C d’une distribution : cassure des plus hauts, puis réintégration. Miroir exact du spring.
Volume & Volume Profile.
Le volume dit où le marché a réellement échangé. Réparti par niveau de prix, il révèle les zones d’acceptation et de rejet — la matière première d’une lecture institutionnelle.
VP
Volume Profile
Distribution du volume échangé par niveau de prix (sur l’axe vertical, pas temporel). Montre où le marché a "passé du temps" — les zones d’acceptation et de rejet.
VPOC
Volume Point of Control
Niveau de prix avec le plus gros volume échangé sur la période. Le prix le plus "juste" selon le marché — point d’équilibre maximal.
Naked VPOC
—
VPOC vierge qui n’a jamais été retesté. Agit comme un aimant fort : le prix tend à revenir le toucher.
HVN / LVN
Nœuds de volume
Les zones très — ou peu — échangées. HVN (High Volume Node) : un pic d’acceptation, le prix y ralentit et y revient, comme un aimant. LVN (Low Volume Node) : un vide de volume, le prix le traverse vite. Lus sur le profil de volume.
VA
Value Area
Zone regroupant ≈ 70 % du volume échangé. Zone d’acceptation, d’équilibre. Délimitée par VAH et VAL.
VAH / VAL
Value Area High / Low
Bornes haute et basse de la Value Area. Niveaux opérationnels : un retour dans la VA appelle souvent une traversée vers l’autre borne.
VWAP
Volume Weighted Average Price
Prix moyen pondéré par le volume. Niveau de référence très suivi par les institutionnels — Session, Hebdomadaire, Mensuel.
Lecture du volume
Climax
Climax de volume
Le pic qui marque la fin. Un volume soudain et énorme, après une longue tendance : capitulation des derniers vendeurs (climax de vente) ou euphorie finale (climax d’achat). Il ouvre souvent un range avant le vrai retournement, plutôt qu’un demi-tour immédiat.
VSA
Volume Spread Analysis
Lire l’intention dans le volume. Croiser le volume, l’amplitude de la bougie et sa clôture pour démasquer l’action des mains fortes. L’héritière directe de la loi effort vs résultat de Wyckoff.
Stopping volume
Volume d’arrêt
Le mur qui stoppe la chute. Un afflux de volume qui absorbe la vente et freine une baisse : les mains fortes achètent tout ce qui se présente. Souvent suivi d’un test, puis d’un retournement.
Order flow & dérivés.
Ce qu’on voit dans les carnets d’ordres ne dit pas la vérité. Le prix est une fonction de la profondeur de liquidité, pas du supply. Au-delà du carnet, le flux d’exécution et les dérivés — funding, open interest, liquidations — trahissent où se place vraiment la pression.
Funding
—
Mécanisme qui lie le prix des perps à celui du spot via des paiements périodiques entre longs et shorts. Funding très positif = excès de longs (signal contrarian potentiel).
OI
Open Interest
Nombre total de contrats dérivés ouverts sur un actif. L’OI en dollars est biaisé (varie avec le prix) ; l’OI en unités de l’actif est plus révélateur.
Perps
Perpetual contracts
Contrats dérivés sans date d’expiration. Sur les perps, la force déployable (avec leviers) peut excéder largement celle du spot — l’OI peut dépasser le supply total.
Prix mark
Mark price
Prix de référence dérivé d’un index spot composite, qui sert à déclencher les liquidations — et non le dernier prix de la plateforme. Cet ancrage au spot mondial empêche la manipulation des liquidations.
Contango
Contango
Situation où un contrat à terme cote au-dessus du prix spot ; la prime se résorbe à l’approche de l’échéance. En crypto, cette prime équivaut au taux du dollar non garanti plus le risque de contrepartie (laisser ses fonds sur une plateforme plutôt qu’en portefeuille froid).
ADL
Auto-deleveraging
Auto-désendettement : quand une liquidation ne peut être absorbée par le marché, la plateforme ferme d’office les positions des traders les plus exposés et les plus profitables. Rare, mais réel.
Market maker
Market maker
Fournisseur de liquidité delta-neutre qui cote en continu un prix d’achat et un prix de vente, et vit du spread (plus un rebate). Sans opinion directionnelle : il n’a aucun intérêt à orienter le marché — il préfère un marché calme et à double sens.
Skew
Quote skew
Décalage que le market maker applique à ses deux cotations après avoir été exécuté d’un côté, afin d’attirer l’autre côté et de revenir à l’équilibre (rester delta-neutre).
Spoofing
—
Ordres placés dans le carnet puis annulés avant exécution. Crée une fausse impression de liquidité. Très courant ; à ne jamais lire au premier degré.
Wall
—
Mur d’ordres limites concentrés à un niveau de prix. Posé par les market makers pour absorber des liquidations ou bloquer un mouvement. Pas un signal de retournement.
Empreinte & flux
Delta
—
Différence entre le volume acheteur agressif et le volume vendeur agressif. Une divergence prix / delta révèle une absorption (achats sur Buy Limit qui absorbent les ventes agressives).
Footprint
L’empreinte du volume
Voir qui frappe, et à quel prix. La bougie est décortiquée niveau par niveau : combien s’est échangé au bid, combien à l’ask. On y lit qui, des acheteurs ou des vendeurs agressifs, a vraiment dominé.
Delta cumulé
Cumulative Volume Delta · CVD
Le fil du flux acheteur net. La somme, bougie après bougie, des deltas (achats agressifs − ventes agressives). Sa pente dit qui pousse vraiment ; une divergence prix / CVD trahit un mouvement sans carburant.
Imbalance
Déséquilibre d’empreinte
Un côté écrase l’autre. Sur l’empreinte, l’agression d’un camp dépasse nettement (≈ 3×) celle du niveau d’en face, lue en diagonale. Plusieurs déséquilibres empilés signalent un camp clairement aux commandes. À distinguer du FVG, qui est un vide de prix, pas un flux.
Dérivés
Basis
Base · futures − spot
L’écart entre le terme et le comptant. Prix du contrat à terme moins prix spot. Positif (contango), le marché paie pour détenir plus tard ; négatif (backwardation), il y a urgence à détenir maintenant. Un thermomètre du sentiment.
Liquidations
Cascade de liquidations
Les positions soldées de force. Quand le prix franchit le seuil de marge des traders à levier, leurs positions sont fermées d’office — ce qui pousse le prix dans le même sens et déclenche les suivantes. Une cascade auto-alimentée.
Squeeze
Short / long squeeze
Les piégés forcés de racheter. Quand trop de vendeurs à découvert sont pris à contre-pied, leurs rachats forcés propulsent le prix encore plus haut (short squeeze) — et l’inverse pour les longs. Le carburant des mouvements paraboliques.
Indicateurs.
Des grandeurs dérivées du prix. Aucune ne remplace la structure — elles la confirment, mesurent la vélocité ou la volatilité du prix, et signalent les divergences.
EMA
Exponential Moving Average
Moyenne mobile exponentielle, donnant plus de poids aux prix récents. Brique de base du MACD.
Guppy (GMMA)
Guppy Multiple Moving Average
Deux faisceaux d’EMA — un groupe court terme (les traders) et un groupe long terme (les investisseurs) — dont l’écartement (compression ou expansion) révèle la nature et la force d’une tendance. N’indique ni entrée, ni sortie, ni sommet : inutilisable hors tendance.
Divergence
Divergence
Désaccord entre le prix et un indicateur (RSI, volume…) : le prix inscrit un nouveau sommet mais l’indicateur non. Signe que le mouvement s’essouffle et qu’un retournement se prépare.
SMA
Simple Moving Average
Le prix débarrassé du bruit. La moyenne des derniers cours, recalculée à chaque bougie : elle lisse le prix et révèle la tendance de fond. Plus lente que l’EMA — qui, elle, pondère les cours récents — mais moins sensible au bruit.
MACD
Moving Average Convergence Divergence
Indicateur mesurant la vélocité du prix dans le temps — différence entre deux EMA (12 et 26 par défaut). Une divergence n’indique pas un retournement, mais une perte de vitesse. Toujours confirmer par la structure.
RSI
Relative Strength Index
Suracheté ou survendu ? Un oscillateur borné de 0 à 100 qui mesure la vitesse des variations. Au-dessus de 70 le marché est dit suracheté, sous 30 survendu. Son vrai pouvoir : repérer les divergences avec le prix.
Bandes de Bollinger
Bollinger Bands
Une enveloppe de volatilité. Une moyenne mobile encadrée de deux bandes à deux écarts-types. Elles s’écartent quand la volatilité monte, se resserrent quand elle tombe — ce resserrement (« squeeze ») précède souvent un mouvement.
ATR
Average True Range
Le souffle du marché, chiffré. L’amplitude moyenne d’une bougie, gaps compris, sur une période (le true range). Aucune direction — il sert à calibrer : un stop placé à un multiple de l’ATR respire avec le marché au lieu de sauter au moindre bruit.
Fibonacci
Retracements & extensions
Les paliers d’un repli. Après une impulsion, le prix retrace souvent une fraction « clé » (38,2 %, 50 %, 61,8 %) avant de repartir. Ces niveaux servent de zones d’entrée ; les extensions (161,8 %) servent d’objectifs.
Multi-timeframe & contexte.
L’analyse multi-timeframe est le squelette de la lecture M0 : l’alignement HTF / MTF / LTF prime sur tout setup isolé.
LTF
Lower Time Frame
Unité de temps basse (15m, 5m, 1m). Sert à affiner les entrées une fois le HTF aligné, jamais l’inverse.
MTF
Medium Time Frame
Unité de temps intermédiaire (1H, 2H selon contexte). Le pivot tactique entre la direction HTF et l’exécution LTF — c’est là que se lisent les ranges et les transitions de phase.
HTF
Higher Time Frame
Unité de temps haute (1W, 1D, 4H selon contexte). Donne la direction macro et le biais de fond.
Contexte
Analyse top-down
Du HTF vers le LTF
Du grand vers le petit. Lire d’abord les unités de temps hautes (direction, niveaux majeurs), puis descendre affiner l’entrée sur les basses. On ne trade le LTF que dans le sens du HTF — jamais l’inverse.
Confluence
Quand les signaux s’alignent
Plusieurs raisons de prendre le même trade. Quand des signaux indépendants pointent au même endroit — un support qui coïncide avec un retracement de Fibonacci, un VPOC et un biais HTF haussier. Plus la confluence est forte, plus la zone mérite qu’on agisse.
Fractalité
Récurrence multi-échelle
Les schémas Wyckoff se répètent à toutes les échelles temporelles — un range en M5 peut être un sous-range d’un range D1. Lire en multi-timeframe permet d’identifier les structures emboîtées et les zones d’intérêt majeures.
Risque & money management.
Ce qui sépare le trader qui dure de celui qui saute : pas le point d’entrée, mais ce qu’il risque et comment il le dimensionne. Survivre d’abord — gagner ensuite.
Définir le risque
Risque
La vraie perte, pas l’oscillation
La probabilité d’une perte définitive. Pas l’agitation des prix — la possibilité de ne jamais revoir son capital. On confond risque et volatilité : la volatilité passe et se rattrape ; le risque, lui, peut être permanent.
Volatilité
Volatility · l’ampleur des oscillations
De combien un prix s’agite. Mesure la dispersion des variations autour de la moyenne. Souvent prise pour le risque — à tort : un actif volatil qui finit par se redresser n’a rien coûté de définitif. Elle se mesure (écart-type), le vrai risque non.
Drawdown
Repli depuis le sommet
La chute depuis le plus haut atteint. Écart, en %, entre un pic de capital et le creux qui suit. Le max drawdown mesure la pire douleur traversée — et l’effort pour s’en remettre : −50 % exige +100 % rien que pour revenir à l’équilibre.
Risque de baisse
Downside risk
Seule la baisse fait mal. L’étendue des pertes possibles, en ignorant le potentiel de hausse. Là où la volatilité compte les écarts dans les deux sens, le risque de baisse ne mesure que ce qui appauvrit.
Risque de ruine
Risk of ruin
La perte de trop. Probabilité de perdre assez de capital pour ne plus pouvoir continuer. Le levier et le sur-dimensionnement le font exploser : quelques pertes enchaînées sur des positions trop grosses, et le compte ne se relève jamais.
Horizon
L’échelle de temps du pari
Combien de temps on peut attendre. Plus l’horizon est long, plus on encaisse la volatilité sans être forcé de vendre au pire moment. Un horizon court — ou du levier qui force la main — transforme une simple oscillation en perte bien réelle.
Mesurer
Espérance
Expectancy · le gain moyen par trade
Ce que rapporte, en moyenne, un trade. (taux de gain × gain moyen) − (taux de perte × perte moyenne). Positive, le système gagne sur la durée ; négative, aucune discipline ne le sauve. C’est le seul chiffre qui dit si un edge existe vraiment.
Win rate
Taux de réussite
La part de trades gagnants. Trompeur seul : 90 % de gains peut ruiner si les 10 % de pertes sont énormes. Il n’a de sens que couplé au ratio gain/perte — ensemble, ils donnent l’espérance. Viser « avoir raison souvent » est un piège.
Ratio gain/perte
Average win / average loss
Ce que pèse un gain type face à une perte type. Un ratio de 3 signifie qu’un gain moyen vaut trois pertes moyennes. Couplé au win rate, il fixe le seuil de rentabilité : un gain triple permet d’être gagnant en réussissant à peine plus d’un quart du temps.
VaR
Value at Risk · valeur à risque
La perte « maximale » d’une journée normale. Estime la perte qu’on ne dépassera pas, disons, 95 % du temps. Utile mais traître : elle ne dit rien des 5 % restants — c’est-à-dire des krachs, justement là où ça fait le plus mal.
Ratio de Sharpe
Sharpe ratio
Le rendement, corrigé du risque pris. Rendement au-delà du taux sans risque, divisé par la volatilité. Plus il est haut, mieux on est payé pour le risque encaissé. Limite connue : il pénalise la volatilité haussière autant que la baissière.
Asymétrie
Skew · le profil gain/perte
Risquer peu pour gagner gros.Favorable : la perte est plafonnée, le gain laissé courir (risquer 1 pour viser 5). Défavorable : de petits gains réguliers… avant la perte qui efface tout. Les meilleurs paris sont asymétriques.
Risque de queue
Tail risk · l’extrême qui dévaste
Le rare, mais catastrophique. Risque des événements extrêmes, peu probables et dévastateurs. Les marchés ont des « queues épaisses » : les krachs surviennent bien plus souvent que ne le prédit la courbe en cloche. C’est précisément ce que la VaR néglige.
Dimensionner & protéger
Risque / rendement
Risk / reward · R:R
Ce qu’on risque pour ce qu’on vise. Rapport entre la distance au stop (risque) et la distance à l’objectif (gain). Un R:R de 1:3 autorise d’avoir tort deux fois sur trois et de rester gagnant. À fixer avant d’entrer, jamais après.
Taille de position
Position sizing
Combien risquer sur ce trade. On part du risque accepté (ex. 1 % du capital) et de la distance au stop pour en déduire la taille — pas l’inverse. Le réglage le plus sous-estimé : il décide de la survie bien avant le choix du point d’entrée.
Critère de Kelly
Kelly criterion
La mise qui maximise la croissance. Fraction optimale à risquer : f = p − (1−p)/R, avec p la probabilité de gain et R le ratio gain/perte. Très volatile en pratique — la plupart misent une demi-Kelly, ou moins, pour dormir la nuit.
Stop-loss / Take-profit
Couper la perte / prendre le gain
Les deux bornes décidées d’avance. Le stop-loss ferme à une perte maximale acceptée ; le take-profit, à l’objectif atteint. Posés à froid, avant l’entrée — pas dans l’émotion du moment, quand le jugement flanche toujours.
Stop suiveur
Trailing stop
Un stop qui monte avec le prix. Il remonte à chaque nouveau plus haut mais ne redescend jamais : il verrouille les gains acquis tout en laissant courir la tendance. Se déclenche dès que le prix se retourne du montant fixé.
Breakeven
Seuil de rentabilité
Ni gain ni perte. Le niveau où la position vaut son prix d’entrée, frais inclus. Remonter son stop au breakeven, une fois en profit, supprime le risque tout en gardant le potentiel : le trade devient « gratuit ».
Exposition
Exposure
Le capital réellement en jeu. Somme des risques ouverts à un instant. Plusieurs positions corrélées = une seule grosse position déguisée : on se croit diversifié alors qu’on est, en réalité, surexposé au même pari.
Diversifier & couvrir
Diversification
Ne pas tout miser au même endroit
Répartir pour ne pas tout perdre d’un coup. Détenir des actifs peu corrélés : quand l’un souffre, l’autre tient. Mais sur-diversifier dilue le rendement — et en pleine crise, les corrélations filent vers 1 : presque tout chute ensemble.
Corrélation
Correlation
Deux actifs bougent-ils ensemble ? De +1 (à l’unisson) à −1 (en miroir). Seuls des actifs peu ou négativement corrélés diversifient vraiment. Le piège : la corrélation grimpe juste quand on en aurait besoin — en crise, tout tombe de concert.
Bêta
Beta · sensibilité au marché
De combien on bouge quand le marché bouge. Bêta 1 = comme le marché ; > 1 = amplifie (plus nerveux) ; < 1 = amortit. Il mesure l’exposition au risque non diversifiable — le risque systématique du marché, qu’aucune diversification n’efface.
Couverture
Hedging
Céder un peu de gain pour réduire la perte. Prendre une position qui gagne quand la principale perd, afin d’amortir le choc. Raisonnable, mais jamais gratuit ni garanti — et truffé de pièges : le mauvais instrument, le mauvais montant, le mauvais moment.
Risque de base
Basis risk
La couverture qui se désolidarise. Quand l’actif de couverture cesse de bouger comme celui qu’il protège, l’écart se paie. C’est le risque central de tout hedge imparfait : les deux jambes divergent, souvent au pire moment.
Arbitrage positif
Le bon compromis d’une couverture
Retirer plus de risque que de potentiel. Une couverture bien menée ôte davantage de risque de perte qu’elle ne sacrifie de potentiel de gain. C’est tout l’objectif d’un bon hedge : un compromis dont le solde net penche du bon côté.
Prime de risque
Risk premium
Le surplus qui paie le risque. Rendement attendu au-delà de l’actif sans risque, en compensation du risque pris. Sans elle, personne ne détiendrait d’actif risqué. Trop maigre, le risque n’est pas payé ; généreuse, elle signale souvent une vraie occasion.
Psychologie & biais.
Le dernier adversaire, le plus coriace : soi-même. La stratégie se trouve dans les livres ; la discipline de l’appliquer, nulle part. Les comptes meurent d’émotion, pas de mauvaise analyse.
Biais cognitifs
Aversion à la perte
Loss aversion
Perdre fait deux fois plus mal que gagner ne fait plaisir. À somme égale, la douleur d’une perte pèse environ le double du plaisir d’un gain. D’où nos pires réflexes : garder un perdant pour « se refaire », couper un gagnant trop tôt.
Biais de confirmation
Confirmation bias
On ne voit que ce qui nous donne raison. Une fois la position prise, on cherche les informations qui la confirment et on écarte celles qui la contredisent. Le marché, lui, n’a que faire de notre thèse.
Excès de confiance
Overconfidence
Se croire meilleur que la moyenne. Surestimer la justesse de ses prévisions et son contrôle sur le hasard. Mène à des positions trop grosses et trop nombreuses… jusqu’à la séance qui remet les pendules à l’heure.
Ancrage
Anchoring
S’accrocher au premier chiffre vu. On juge un prix par rapport à un repère arbitraire — souvent son propre prix d’achat — plutôt qu’à sa valeur. « C’était à 100, à 60 c’est donné » : on suit l’ancre, pas l’analyse.
Biais de récence
Recency bias
Le passé récent paraît éternel. On extrapole les dernières séances : après une hausse, tout le monde est haussier ; après un krach, personne ne rachète. On surpondère ce qu’on vient de vivre — souvent juste au pire moment.
Effet de disposition
Disposition effect
Vendre ses gagnants, garder ses perdants. L’exact inverse du bon sens : on encaisse vite un petit gain, par peur de le rendre, et on laisse courir une perte, par espoir du retour. L’aversion à la perte en action.
Comptabilité mentale
Mental accounting
Tout argent n’a pas la même couleur. On traite l’argent différemment selon son origine — « je joue avec les gains de la maison » — alors qu’un euro vaut un euro. Pousse à prendre trop de risque sur les profits récents.
Erreur du parieur
Gambler’s fallacy
« Après cinq rouges, le noir est dû. » Croire qu’une série passée change les probabilités à venir, alors que chaque tirage est indépendant. En Bourse : « ça a tellement baissé que ça doit remonter » — pas forcément.
Biais du survivant
Survivorship bias
On n’entend que les gagnants. On étudie les traders et stratégies qui ont réussi, en oubliant la masse de ceux qui ont disparu. Le palmarès visible surévalue les chances de succès et masque le rôle de la chance.
Heuristique
Mental shortcut
Le raccourci mental du cerveau. Face à l’incertitude, on juge vite avec des règles approximatives plutôt qu’un calcul complet. Souvent efficace — mais c’est de ces raccourcis que naissent les biais : la vitesse se paie en erreurs systématiques.
Biais de disponibilité
Availability bias
Se contenter de l’information qui tombe sous la main. Au lieu de chercher activement toute l’information utile, on décide sur un signal faible — un résultat publié, une baisse prise pour « une affaire » — sans attendre la convergence de plusieurs signaux. Le novice se précipite dès le premier.
Biais de représentativité
Representativeness
Conclure d’un échantillon minuscule. On prend une courte série pour une loi — cinq trades gagnants et l’on se croit infaillible — et l’on juge par ressemblance à un schéma type, en oubliant les probabilités de base. La fameuse loi des petits nombres.
Biais de familiarité
Familiarity bias
Confondre familier et sûr. On surpondère ce qu’on connaît — son action fétiche, son marché national — en croyant que la familiarité réduit le risque. Elle ne réduit que la diversification, et concentre le danger là où l’on se sent à l’aise.
Biais de conservatisme
Conservatism bias
S’accrocher à sa conviction initiale. On surévalue ce qui la confirme et l’on minimise ce qui la contredit, révisant trop lentement face à une information nouvelle — pour fuir l’inconfort d’avoir tort. Le scénario est démenti qu’on y croit encore.
Biais d’optimisme
Optimism bias
« Ça n’arrivera qu’aux autres. » On surestime ses chances de gain et sous-estime la probabilité que tout tourne mal — pour soi. Le stop paraît superflu, le scénario rose forcément acquis. La réalité, elle, ignore nos vœux.
Dissonance cognitive
Cognitive dissonance
Quand le marché contredit nos certitudes, ça fait mal. Cette tension entre ce qu’on croit et ce qu’on voit, on la résout trop souvent en occultant l’information gênante plutôt qu’en changeant d’avis : on ferme les yeux au lieu de couper.
Pensée magique
Magical thinking
Croire que vouloir suffit à faire. Espérer qu’en pensant très fort à la hausse on l’influencera — comme le parieur qui encourage son cheval. Le marché n’entend pas nos vœux : seuls comptent le plan et les probabilités, jamais l’intensité de l’espoir.
Émotions & discipline
FOMO
Fear of missing out
La peur de rater le train. Entrer en catastrophe sur un mouvement déjà bien avancé, parce que « tout le monde gagne sauf moi ». On achète le sommet — juste avant que la fusée ne retombe.
Revenge trading
Le trade de la vengeance
Vouloir se refaire, tout de suite. Après une perte, reprendre aussitôt une position plus grosse pour « récupérer », sous le coup de la colère. La pire décision se prend presque toujours juste après la précédente.
Surtrading
Overtrading
Trop trader tue le trade. Multiplier les opérations par ennui, impatience ou besoin d’action, bien au-delà des vraies occasions. Chaque trade superflu ajoute des frais et des erreurs ; souvent, ne rien faire est la meilleure position.
Tilt
Sur les nerfs
Le moment où la raison décroche. Emprunté au poker : un état émotionnel — après une grosse perte ou un gros gain — où l’on abandonne son plan et enchaîne les décisions impulsives. Se savoir en tilt, c’est déjà devoir s’arrêter.
Moyenner à la baisse
Averaging down
Du bon argent après le mauvais. Racheter plus bas pour abaisser son prix moyen — séduisant, mais c’est ajouter de l’argent à une position qui prouve déjà qu’on avait tort. Parfois ça sauve ; souvent ça transforme une petite perte en désastre.
Couper ses pertes
Cut losses, let profits run
La seule règle qui sauve un compte. Solder vite une position qui a tort, laisser filer celle qui a raison. Contre-intuitif — l’instinct fait l’inverse — mais c’est cette asymétrie qui rend gagnant sur la durée.
Discipline
Maîtrise de soi
Faire ce qu’on a prévu, même sans en avoir envie. Ce qui sépare le plan de son exécution. Le talent d’analyse ne vaut rien sans elle : la plupart des comptes sautent sur une entorse au plan, pas sur une erreur d’analyse.
Plan de trading
Trading plan
Décider à froid pour exécuter à chaud. Un jeu de règles écrites — entrée, sortie, risque, taille — fixé avant d’être exposé. Il transforme des choix émotionnels en gestes mécaniques. Sans plan, chaque trade est une improvisation.
Patience
Attendre sa configuration
Attendre le bon coup, pas un coup. Savoir rester à l’écart tant que la configuration n’est pas là. Les bonnes occasions sont rares ; forcer le marché entre-temps ne fait que distribuer son capital à ceux qui patientent.
La zone
In the zone · flow
L’état où tout devient fluide. En harmonie avec le marché, on exécute sans forcer ni douter. Elle se tient sur la crête entre l’anxiété — quand le défi dépasse la maîtrise — et l’ennui, quand la maîtrise dépasse le défi. Devoir forcer, c’est déjà en être sorti.
Observateur interne
Internal observer
Se regarder agir, de l’extérieur. Prendre du recul sur soi comme un témoin neutre : nommer l’émotion qui monte — « là, je panique » — suffit souvent à reprendre la main. La première compétence pour revenir dans la zone.
Ego
Avoir raison, ou gagner
Vouloir avoir raison plutôt que gagner. L’ego fait d’une position une affaire d’amour-propre : on refuse de couper pour ne pas s’avouer son erreur, et une petite perte devient énorme. Le marché se moque de qui a raison ; les grands traders n’en ont aucun.
Visualisation
Mental rehearsal
Répéter le film avant la séance. S’imaginer, au calme, exécuter chaque étape — entrée, prise de bénéfices, et surtout le stop — et affronter le pire scénario. Le jour venu, la bonne réaction est devenue un réflexe. Comme le sportif avant l’épreuve.
Journal de trading
Trading journal
Le carnet de bord qui fait progresser. Y consigner chaque trade — raison d’entrée, état d’esprit, stop, résultat — puis le relire à froid. C’est là qu’on repère ses erreurs récurrentes et qu’on change l’expérience en compétence. Le pendant du plan de trading.
Théorie des marchés
Finance comportementale
Behavioral finance
La psychologie appliquée aux marchés. La discipline qui étudie comment l’émotion et les biais éloignent les prix de la rationalité. Elle explique pourquoi des erreurs persistent là où la théorie classique les croit impossibles.
Prospect theory
Théorie des perspectives
On ne pèse pas le risque rationnellement. Théorie de Kahneman et Tversky : face au gain on devient prudent, face à la perte on prend des risques pour l’éviter — et la douleur d’une perte dépasse le plaisir d’un gain égal. Le socle de la finance comportementale.
Comportement grégaire
Herding · l’instinct de troupeau
Faire comme tout le monde, jusqu’au bord du gouffre. Acheter parce que tout le monde achète, vendre parce que tout le monde vend — quel que soit le prix. Rassurant pour l’individu, dévastateur pour le groupe : c’est le moteur des bulles et des krachs.
Prophétie auto-réalisatrice
Self-fulfilling prophecy
Y croire suffit à le faire advenir. Quand assez de monde agit sur une anticipation, elle se réalise d’elle-même — un support tient parce que tous y achètent. Vrai… jusqu’à ce que la foule change d’avis.
Marchés efficients
Efficient Market Hypothesis · EMH
« On ne bat pas le marché. » L’hypothèse que les prix reflètent déjà toute l’information disponible — donc aucune affaire à dénicher. Vraie en grande partie : l’information est intégrée vite… mais pas toujours correctement. C’est la faille qu’exploite l’investisseur actif.
Valeur intrinsèque
Intrinsic value
Ce que la chose vaut vraiment. La valeur fondamentale d’un actif, indépendante de son prix coté. Le prix tourne autour d’elle sans s’y poser : tout l’écart entre les deux est, selon le camp, une erreur ou une occasion.
Prix vs valeur
Le prix n’est pas la valeur
Le prix, c’est ce qu’on paie ; la valeur, ce qu’on obtient. Les deux coïncident rarement : l’euphorie pousse le prix bien au-dessus de la valeur, la panique bien en dessous. Acheter quand le prix est inférieur à la valeur, voilà tout l’art.
Retour à la moyenne
Mean reversion
Tout finit par revenir vers sa moyenne. Les excès se corrigent : un actif loin au-dessus (ou au-dessous) de sa moyenne tend à s’y recoller. Plus l’écart se creuse, plus la correction promet d’être ample — l’inverse de ce que croit la foule, qui extrapole.
Contrarian
À contre-courant
Acheter quand les autres vendent. Aller à l’encontre du consensus — précisément quand la peur ou l’euphorie a poussé les prix trop loin. Inconfortable, intenable sans conviction… mais c’est là que se trouvent les meilleures affaires.
Variant perception
Avoir raison ET être différent
Avoir raison quand le marché a tort. Une opinion qui s’écarte du consensus et se révèle juste. C’est la seule source de surperformance : penser comme tout le monde donne le rendement de tout le monde.